Le sculpteur transforme son corps en toile. Et par ses mouvements, il devient danseur. Depuis trente ans, Olivier de Sagazan modèle sa chair d’argile et interroge la frontière entre l’humain et l’objet. Dans Hybridation, il partage la scène avec Kaori Ito. Deux personnages, à genoux, l’un à côté de l’autre, s’enduisent le visage d’argile. Comme dans un duel, ils façonnent tour à tour leur propre corps. Ils sculptent la matière à même la peau, s’y enfouissent, la teintent de couleurs.
TJP Petite scène, 67000 Strasbourg